Le dispositif Neomove : agir à la source biomécanique du risque TMS

Agir à la source biomécanique du risque TMS suppose de dépasser la seule réduction des contraintes de travail.

Les TMS, ou troubles musculo-squelettiques, apparaissent souvent lorsque le corps est soumis à des contraintes répétées. Les prévenir ne peut pas se limiter à réduire ces contraintes.

Il s’agit également de maintenir la capacité fonctionnelle des collaborateurs à les absorber dans la durée.

Neomove est un dispositif digital conçu pour agir sur ce levier individuel, sans se substituer aux démarches ergonomiques, tout en produisant des données exploitables dans une logique structurée de prévention.

Réduire les contraintes et maintenir la capacité fonctionnelle

La prévention durable repose sur deux leviers complémentaires :

  • agir sur les contraintes professionnelles

  • maintenir la capacité du corps à les absorber

L’ergonomie, l’aménagement de poste et les formations gestes et postures sont indispensables.

Ils réduisent l’exposition au risque.

Neomove ne remplace ni l’analyse de poste ni l’organisation du travail.

L’application agit sur l’autre variable du système : la capacité fonctionnelle individuelle.

Lorsque la mobilité utile diminue, que le contrôle moteur s’altère et que les compensations s’installent :

  • certaines zones se surchargent

  • la variabilité gestuelle se réduit

  • la fatigue locale s’accumule

  • la douleur apparaît

Les TMS résultent d’un déséquilibre dynamique entre contraintes et capacités.
Neomove intervient précisément sur ce second levier.

L’équilibre entre contraintes et capacités prend tout son sens lorsqu’il est inscrit dans une logique de pilotage continue.

Le mouvement comme levier biomécanique et neuro-moteur

Neuro-moteur

  • Coordination

  • Synchronisation musculaire

  • Efficacité gestuelle

  • Meilleure tolérance aux postures prolongées

Mécanique

  • Mobilité articulaire utile

  • Stabilité segmentaire

  • Meilleure répartition des charges

Le mouvement agit à deux niveaux complémentaires.

  • Taux d’activation

  • Évolution de la fatigue déclarée

  • Répartition des zones de tension les plus fréquemment déclarées

Dans les environnements tertiaires et hybrides, la sédentarité accentue ce déséquilibre.
Selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA), une augmentation de plus de deux heures en position assise par jour est associée à une hausse significative du risque de troubles musculo-squelettiques.

La problématique n’est pas uniquement la posture. C’est la perte progressive de capacité d’adaptation.

L’objectif n’est pas de figer une posture idéale. Il est de restaurer une réserve d’adaptation suffisante pour absorber les contraintes réelles du travail.

Le Move Test : analyser le mouvement
pour agir avec précision

Le Move Test est une évaluation fonctionnelle digitalisée fondée sur des tests standardisés et une analyse par motion tracking.

Sans capteurs ni matériel spécifique, il permet d’identifier :

  • Limitations de mobilité

  • Déséquilibres fonctionnels

  • Déficits de stabilité

  • Altérations du contrôle moteur

L’analyse repose sur une grille de lecture reproductible, centrée sur les grandes zones fonctionnelles : cervicales, épaules, bras, pieds, genoux, hanches, dos.

Ce n’est pas un diagnostic médical.

C’est un outil d’analyse fonctionnelle orienté prévention, conçu pour être répété dans le temps afin de suivre l’évolution des capacités.

De l’analyse à l’action ciblée

Les résultats du Move Test ne produisent pas un score abstrait.
Ils déclenchent une orientation fonctionnelle structurée.

Chaque profil génère :

  • Une hiérarchisation des zones à risque

  • Une priorisation des axes de travail

  • Un protocole individualisé adapté au niveau réel de mobilité et de stabilité

Les sessions proposées ne sont pas génériques.
Elles répondent aux déséquilibres identifiés lors de l’évaluation.

Les exercices sélectionnés visent à corriger les déséquilibres identifiés lors du Move Test :

  • Retrouver une mobilité suffisante pour exécuter les gestes du quotidien avec peu de compensations

  • Stabiliser certaines zones sollicitées de manière répétée

  • Rendre les mouvements plus efficaces et moins coûteux en tension

Les recommandations répondent aux limitations réellement observées lors de l’évaluation fonctionnelle.

La progression s’appuie sur des données mesurées, et non sur un programme standard identique pour tous.

Des actions intégrées au travail réel

Le dispositif inclut :

  • des sessions de 10, 20 ou 30 minutes

  • des pauses actives anti-sédentarité

  • des protocoles ciblés par zone

  • des séquences de récupération

Les formats sont conçus pour s’intégrer dans les journées professionnelles, sans ajouter de complexité organisationnelle.

L’objectif est simple : maintenir la capacité fonctionnelle face aux contraintes réelles du poste.

  • Évolution des capacités de mobilité et de stabilité…

  • Progression observée entre deux évaluations successives

Mais la capacité du corps ne se limite pas au temps de travail.

En restaurant la mobilité, la stabilité et le contrôle moteur, les effets dépassent le cadre strictement professionnel et contribuent à une meilleure tolérance aux sollicitations du quotidien.

La prévention cesse d’être une action ponctuelle.
Elle devient une pratique intégrée et durable.

Les modalités d’intégration opérationnelle sont détaillées dans la page déploiement prévention TMS.

De l’action individuelle à une prévention structurée

À l’échelle collective, l’agrégation anonymisée des données produit des indicateurs anonymisés exploitables :

Ces données, affichées par tranche d’âge et par type d’activité majeure, permettent d’objectiver l’évolution du risque fonctionnel dans le temps, sans exposer de données individuelles, et prennent pleinement leur sens dans le panneau de pilotage, où elles contribuent à nourrir les démarches DUERP et PAPRIPACT.

Pour les structures de moins de 25 collaborateurs, une offre autonome sans pilotage est disponible.